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25/05/2016

Festival de la première œuvre jeunesse de Bourg-en-Bresse : Vendredi 3 juin 2016

L’association, le CRILJ 01 (Centre de Recherche et d'Information sur la Littérature de Jeunesse de l'Ain) organise la 7ème édition des Rencontres du Festival de la Première Œuvre de Littérature de Jeunesse qui aura lieu le vendredi 3 juin 2016 à Bourg-en-Bresse.

Sur leur blog, ils ont fait une vidéo pour présenter les auteurs.

 Je fais partie des auteurs sélectionnés par un comité de lecture pour « La marque des soyeux » dans la catégorie des 10-12 ans.

 

Pendant toute l'année scolaire, des comités de lecture, qui regroupaient des personnes d’origines diverses (adultes, adolescents, enfants, élèves, lecteurs de bibliothèque, etc.), dans le cadre de structures variées (écoles, collèges, lycée, centres de loisirs, médiathèques, centre pénitentiaire, etc.) se sont rencontrés pour désigner les ouvrages qu'ils ont préférés dans 4 catégories d'âges différentes (3-5 ans, 6-9 ans, 10-12 ans, 13 ans et +). Chacun de ces ouvrages a été édité en 2014 et constitue la première œuvre publiée par l'auteur en Littérature de Jeunesse.

 La marraine de ce festival est Claire Cantais

En début d’après–midi, je rencontrerai des collégiens.

A 18h, je serai en dédicace, à la médiathèque Vailland, 1 Rue du Moulin de Brou, à Bourg-en-Bresse.

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18:46 Publié dans Dédicaces | Lien permanent | Commentaires (3)

16/05/2016

« VERTIGES » de Thierry LEDRU aux éditions La Fontaine de Siloé

« VERTIGES » de Thierry LEDRU aux éditions La Fontaine de Siloé

 

Je n’aime pas vraiment marcher. Je n’aime pas vraiment la montagne. Je n’aime pas le froid.  Malgré tout, je viens de terminer un livre qui est le récit de l’ascension d’une montagne !  Paroi serait peut-être le mot adéquat ?

Jamais je n’aurais acheté un livre sur ce sujet. Et pourtant … quand au bout du stylo, il y a un tel talent, c’est possible !

 

Max & Jonathan.

Max, de taille moyenne, un taiseux, « toujours enfermé dans ses silences ». Son but ultime : Ouvrir le 1er une voie où jusqu’à présent ils ont tous échoué.

Jonathan : Grand, doux, le seul qui accepte les silences de Max sans se plaindre.

Ils grimpent. Pendant tout le livre ils grimpent.

Le poids des sacs à dos.

Effrayants les « relais » où ils se reposent, les « plates-formes » où ils passent la nuit ! « Ils s’installèrent pour la nuit à 200 m du sol », je ne l’imagine même pas !

A chaque pas, le danger est là, omniprésent.

Max et Jonathan vont au bout de leurs forces, d’eux-mêmes.

Bien sur les amoureux de la montagne comprendront bien mieux tout ce qu’ils peuvent éprouver durant cette ascension.

 

Nous entendons les pensées de l’un et de l’autre et surtout nous assistons aux difficultés grandissantes, aux douleurs physiques, psychologiques.

Ce n’est pas un polar mais il y a un suspens très fort qui vous incite à tourner les pages encore et encore. J’ai souffert avec eux.

Juste deux personnages qui emplissent totalement votre esprit. Les deux sont très attachants, chacun à sa façon.

 

Pas de femme ? Si, il y a Julie. A priori personnage très secondaire qui prend une place majeure dans la 2eme partie du livre.

 

Au-delà de la montagne, la psychologie des personnages est très fouillée. Chacun porte en lui sa complexité, ses contradictions, ses peurs, ses espoirs.

Arrivée aux dernières pages, j’étais impatiente de connaître la fin et pourtant je ne voulais pas y arriver. Je ne voulais pas refermer ce livre.

Vais-je pouvoir lire un autre auteur ?

 

 

C’est le 3ème livre de Thierry .LEDRU que je lis (le 2eme je ne peux pas en parler pour l’instant) et je crois que j’ai trouvé l’écriture  qui me correspond. Je m’y glisse et je m’y sens si bien !

Ses livres sont un univers à chaque fois, un monde qu’il a construit et qui vous avale. Il y a avant et après ses livres.

Heureusement que Thierry .LEDRU écrit beaucoup, je sais qu’il me reste des livres de lui à déguster !

 

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06/05/2016

Critique de "La Marque des Soyeux" par Thierry Ledru

Une critique incroyable de Thierry LEDRU, un auteur Jeunesse & Adulte .Un auteur totalement atypique, à l'écriture ciselée, précise, minutieuse.

J'ai écrit un billet sur un de ses romans "Là haut"

 

 

Vivien a une marque de naissance sur le visage. Il est le souffre-douleur de l’école. Il ne sait pas se défendre.
Il se réfugie dans la lecture. Les livres sont ses seuls amis.
Après un déménagement, il arrive dans une nouvelle école et les brimades reprennent.
Lola, une fille de sa classe, devient sa confidente, son amie, une première expérience de complicité réelle.
Vivien découvre l’Histoire de la ville de Lyon et à la bibliothèque, il est « aspiré » par un ouvrage sur la révolte des Canuts.
Les lettres forment un tourbillon qui le libère de son existence de souffre-douleur.


« Un tunnel de livres »…Magnifique métaphore sur les expériences de mort approchée…La voie vers la connaissance et la lumière intérieure.

Rencontre avec Joseph. Vieux et barbu. Mais la différence, Vivien sait ne pas en tenir compte. Il en souffre bien assez. Vivien a appris à écouter son cœur avant de juger avec son mental.


Il rencontre Antelme, un enfant malingre qui travaille dans un atelier.


Intérêt historique indéniable. La vie des Canuts, Croix-Rousse, le vieux Lyon, les « traboules », le « bistanclaque », métiers à tisser de M Jacquard, les ouvriers, les tisserands, les enfants exploités, les conflits sociaux, le début du syndicalisme, la faim, la misère, les logements misérables, l’attitude des patrons, la lutte des classes…

Vivien découvre que son existence est bien moins difficile que celle d’Antelme.
La maman d’Antelme est morte. Elle lui manque terriblement. Le père d’Antelme est empli de colère contre la vie. Il ne sait plus aimer son fils, il est en révolte contre la société, contre les patrons, contre la misère. Antelme souffre de ce manque affectif.
Vivien va à l’école. Antelme travaille.


Comparaison des époques, conscience de l’évolution historique des conditions de vie des enfants, scolarisation, protection, lois interdisant le travail des enfants…
« Vivre en travaillant ou mourir en combattant. »
Grève des Canuts qui protestent contre l’instabilité des tarifs pratiqués par les patrons, les Soyeux.
On voit les premiers combats, les barricades, les ouvriers qui rejoignent les rassemblements, les coups de feu, les blessés, les morts…


On imagine Gavroche mais c’est à Lyon, une histoire beaucoup moins connue et pourtant annonciatrice de beaucoup de changements sociaux, une prise de conscience de la condition ouvrière, de l’exploitation par les patrons… Un rappel historique à connaître.
Le refus de certains soldats de tirer sur les Canuts.
Solidarité dans la misère.
Le devoir de désobéissance.
Vivien découvre l’histoire générationnelle de la marque sur son visage…

De retour de son voyage « spatio-temporel, » Vivien est empli de courage et de détermination. Ce qu’il a vu l’a transformé.


Il prend les choses en main…


Transformation radicale de son regard sur lui-même et par conséquent du regard des autres sur lui.
Lola est toujours là et elle l’accompagne dans son « éveil ».
Découverte du karaté, force et honneur, respect et humilité.
Vivien se transforme physiquement. Le bonheur de sentir son corps, la force, la maîtrise qui s’installe, la gestion de ses peurs, de ses émotions et son rapport aux autres.
Lui aussi, il va découvrir la « résistance ».
L’exemple des Canuts est en lui.
L’Histoire est une leçon et il en a gardé les valeurs les plus belles.


Une belle histoire, très bien écrite, visuelle, émotionnelle, prenante, garçon et fille, l’amitié, la solidarité, l’apprentissage des valeurs essentielles.


Un livre à mettre entre toutes les mains d’enfants.

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11:45 Publié dans Crtitiques | Lien permanent | Commentaires (7)