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20/12/2016

Critique de "Un géant de tendresse" par VivreLire

Voici une jolie critique pour "Un géant de tendresse" au éditions Vert Pomme  par VivreLire.

 

Un géant de tendresse. Laura MILLAUD et Anbleizdu - 2016 (Dès 9 ans)

 

Un géant de tendresse.

Texte de Laura MILLAUD

Illustrations d'Anbleizdu.

Editions VertPomme, septembre 2016.

120 pages

Dès 9 ans.

Thèmes abordés : Gorilles, Afrique, exploitation, braconnage, amitié, nature, écologie.

 

Les éditions VertPomme, dont je vous ai déjà présenté plusieurs albums/BD sur le blog

 

J’ai été attirée par sa très belle couverture, et par l’oxymore que le titre fait avec l’image. Car on se représente, à tort, les gorilles comme étant agressifs.

 

Article écrit à quatre mains avec ma fille Ambre, 12 ans.

 

Ce sont les vacances d’été et Clothilde, jeune fille d'environ 10 ans, se voit obligée de suivre sa mère dans son travail.

Elle est ornithologue et doit se rendre en République Démocratique du Congo où elle retrouvera plusieurs collègues internationaux.

Dépitée, Clothilde ne peut se douter encore combien ce séjour sera riche en découvertes, en émotions, et en souvenirs, tant pour elle-même, pour comprendre sa vie ou sa mère.

Là-bas, Clothilde fait la connaissance d'Yvan, un garçon d'un ou deux ans plus âgé qu'elle et qui l'emmène découvrir la forêt, et surtout les gorilles.

Elle est fascinée mais l’impensable se produit devant elle.

« Pan ! Pan ! »
J’assiste à la chute d’un gorille. Dans un dernier cri il s’écroule. Le groupe de singes s’enfuit. Ils sont en sursis jusqu’à la prochaine chasse.

Page 34.

Cet évènement, qui se reproduira, lui ouvre les yeux sur la double réalité de ce pays, où il ne fait pas si chaud !

Derrière ces fabuleux et multiples paysages, se cache une sordide réalité avec les effets du braconnage (les gorilles sont chassés pour leur viande dite « de brousse »), de la déforestation, de la monoculture du palmier (pour son huile), et qui a des conséquences locales, et même internationales, en termes d'emploi, d’économie, de santé et d'écologie.

Clothilde est choquée, scandalisée, toutes sortes d’émotions contraires la submergent et font passer son mutisme pour du caprice.

Elle fustige ces adultes, ces touristes, et même sa mère et ses collègues qui semblent s’y résoudre, et pire, fermer les yeux, pour ne s’occuper que de leurs oiseaux. Sous le prétexte facile et rapide que c’est « compliqué ».

Elle décide d’agir, avec l’aide un peu extorquée d’Yvan et de Kito, un garçon qui vit ici, et ce, malgré le danger.

Cette aventure la fait grandir et lui permet de voir sa mère autrement.

C’est bizarre de voir sa mère à quelques mètres de moi et d’avoir l’impression de découvrir quelqu’un d’autre. Ce n’est pas ma mère, là, c’est Véra, la femme, la spécialiste des oiseaux qu’on respecte pour son savoir… et peut-être aussi son élégance.

Pages 15-16

Mais aussi, elle lui fait comprendre comment fonctionne le monde, avec des règles souvent injustes certes, mais où il y a toujours de l'espoir.

 

Comme toujours chez cette maison d'éditions, les dernières pages sont documentaires. On y trouve des informations sur les gorilles des montagnes, la déforestation et ses conséquences.

C’est un concept particulièrement bien vu, car il permet de prolonger la lecture, et il est utile tant pour les enfants que pour les adultes).

Tout comme Clothilde qui souhaite partager son expérience par le biais d’un exposé, ce roman peut être un bon point de départ ou support pour les jeunes lecteurs.

Et ce d'autant plus que le sujet est on ne peut plus d’actualité: le gorille est à "un pas" de l'extinction

C’est urgent de sauver la forêt, URGENT ! Si on n’agit pas, les forêts tropicales n’existeront plus en 2050…
C’est le développement durable : faire quelque chose maintenant, penser aux autres aujourd’hui, pour dans longtemps.

Pages 59-60.

L’écriture de Laura Millaud est douce, sensible et très imagée. Elle nous a fait écho à celle de Sandrine Beau.

Elle sait faire passer les émotions de Clothilde. Et grâce à des chapitres courts, elle entretient un brin de suspense.

Les dessins en noir et blanc d’Anbleizdu l’accompagnent à merveille.

Nul doute que les lecteurs seront captivés par cette histoire/témoignage et qu’ils voudront en savoir plus.

Merci aux Editions Vertpomme

Couverture-GEANT.jpg

19:17 Publié dans Crtitiques | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2016

Critique de "La Marque des Soyeux" par Thierry Ledru

Une critique incroyable de Thierry LEDRU, un auteur Jeunesse & Adulte .Un auteur totalement atypique, à l'écriture ciselée, précise, minutieuse.

J'ai écrit un billet sur un de ses romans "Là haut"

 

 

Vivien a une marque de naissance sur le visage. Il est le souffre-douleur de l’école. Il ne sait pas se défendre.
Il se réfugie dans la lecture. Les livres sont ses seuls amis.
Après un déménagement, il arrive dans une nouvelle école et les brimades reprennent.
Lola, une fille de sa classe, devient sa confidente, son amie, une première expérience de complicité réelle.
Vivien découvre l’Histoire de la ville de Lyon et à la bibliothèque, il est « aspiré » par un ouvrage sur la révolte des Canuts.
Les lettres forment un tourbillon qui le libère de son existence de souffre-douleur.


« Un tunnel de livres »…Magnifique métaphore sur les expériences de mort approchée…La voie vers la connaissance et la lumière intérieure.

Rencontre avec Joseph. Vieux et barbu. Mais la différence, Vivien sait ne pas en tenir compte. Il en souffre bien assez. Vivien a appris à écouter son cœur avant de juger avec son mental.


Il rencontre Antelme, un enfant malingre qui travaille dans un atelier.


Intérêt historique indéniable. La vie des Canuts, Croix-Rousse, le vieux Lyon, les « traboules », le « bistanclaque », métiers à tisser de M Jacquard, les ouvriers, les tisserands, les enfants exploités, les conflits sociaux, le début du syndicalisme, la faim, la misère, les logements misérables, l’attitude des patrons, la lutte des classes…

Vivien découvre que son existence est bien moins difficile que celle d’Antelme.
La maman d’Antelme est morte. Elle lui manque terriblement. Le père d’Antelme est empli de colère contre la vie. Il ne sait plus aimer son fils, il est en révolte contre la société, contre les patrons, contre la misère. Antelme souffre de ce manque affectif.
Vivien va à l’école. Antelme travaille.


Comparaison des époques, conscience de l’évolution historique des conditions de vie des enfants, scolarisation, protection, lois interdisant le travail des enfants…
« Vivre en travaillant ou mourir en combattant. »
Grève des Canuts qui protestent contre l’instabilité des tarifs pratiqués par les patrons, les Soyeux.
On voit les premiers combats, les barricades, les ouvriers qui rejoignent les rassemblements, les coups de feu, les blessés, les morts…


On imagine Gavroche mais c’est à Lyon, une histoire beaucoup moins connue et pourtant annonciatrice de beaucoup de changements sociaux, une prise de conscience de la condition ouvrière, de l’exploitation par les patrons… Un rappel historique à connaître.
Le refus de certains soldats de tirer sur les Canuts.
Solidarité dans la misère.
Le devoir de désobéissance.
Vivien découvre l’histoire générationnelle de la marque sur son visage…

De retour de son voyage « spatio-temporel, » Vivien est empli de courage et de détermination. Ce qu’il a vu l’a transformé.


Il prend les choses en main…


Transformation radicale de son regard sur lui-même et par conséquent du regard des autres sur lui.
Lola est toujours là et elle l’accompagne dans son « éveil ».
Découverte du karaté, force et honneur, respect et humilité.
Vivien se transforme physiquement. Le bonheur de sentir son corps, la force, la maîtrise qui s’installe, la gestion de ses peurs, de ses émotions et son rapport aux autres.
Lui aussi, il va découvrir la « résistance ».
L’exemple des Canuts est en lui.
L’Histoire est une leçon et il en a gardé les valeurs les plus belles.


Une belle histoire, très bien écrite, visuelle, émotionnelle, prenante, garçon et fille, l’amitié, la solidarité, l’apprentissage des valeurs essentielles.


Un livre à mettre entre toutes les mains d’enfants.

Couv.jpg

11:45 Publié dans Crtitiques | Lien permanent | Commentaires (7)

16/02/2016

Critique de "Un temps totu à l'envers" au Pré du Plain

Une critique de "Un temps tout à l'envers"  :

UnTemps_CDi_n.jpg

08:49 Publié dans Crtitiques | Lien permanent | Commentaires (0)