01.11.2007
Merci petite souris
Un extrait :
En attendant que la cloche sonne, Maman piétine derrière la grille de l’école. Dès qu’elle s’ouvre, les parents et les nounous se ruent dans la cour récupérer leur bambin.
- Maman !
Lucie court vers Maman, lui entoure la taille et la serre fort. Puis, dans un flot de paroles ininterrompues, elle lui explique qu’elle a perdu une dent et que la petite souris va pouvoir passer. Elle fouille dans la poche de son manteau, dépose la dent au creux de sa main et dévoile son trophée. Elle est très fière. C’est la preuve qu’elle grandit. Maintenant, c’est sûr, ce n’est plus un bébé.
- Remet la bien dans ta poche jusqu’à la maison. Ce soir, on la posera sous ton oreiller.
Il a plu toute l’après-midi. Sur le trottoir, Maman avance tandis que Lucie s’amuse à marcher et sauter dans les flaques d’eau.
Tout d’un coup :
- Maman ! crie-t-elle en pleurant
Maman s’arrête et se retourne.
- Que t’arrive-t-il, Lucie ?
- Regarde !
Ses mains sont vides … plus de dent !
- Elle a dû glisser de ma main ! annonce Lucie.
- Oh non !
Lucie n’a pas écouté sa Maman. Elle a ressorti sa dent de la poche et tout en enjambant les flaques, elle l’admirait … et Plouf !
Maman ne sait plus quoi dire.
- Bon … tu sais, je suis sûre que la petite souris viendra quand même.
Ces paroles ne semblent pas rassurer la petite fille. Ses yeux sont rougis par les larmes et son visage exprime sa peine.
- Maman, il faut la retrouver ! Insiste Lucie.
Maman hésite mais devant le chagrin de sa fille …
- Bon, tu sais où elle a atterri ?
- Oui, là.
Lucie lui indique une grande flaque.
Elles s’accroupissent toutes les deux autour et cherche la dent des yeux. L’eau est un peu boueuse, sombre et ni Maman ni l’enfant ne repèrent la dent.
- Maman, je ne la vois pas !
Elle se remet à pleurer.
- Je peux mettre les mains, Maman ?
Spontanément, Maman a bien envie de refuser mais … après tout c’est un moment unique!
Maintenant, Lucie et sa Maman, les deux mains dans l’eau tentent de repêcher cette dent. Cet exercice ramène le sourire sur les lèvres de Lucie, et l’amuse beaucoup.
Après avoir fouillé avec soin, elles ressortent leurs mains sales, recouvertes d’un peu de terre, très froides mais … pas de dent.
........
Bien-sûr, si un illustrateur se sent inspiré par un de mes textes, je peux lui transmettre l'intégralité de l'histoire. Mes textes revivent dès qu'ils sont illustrés !
12:10 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.10.2007
Tiphaine voyage
J'ai écrit ce texte pour l'envoyer aux Editions Millfeuille... Une autre fois peut-etre ?
Maman a dit : « Ce week-end, on change les habitudes ! ». On va à Paris, visiter la Tour Eiffel. Chouette ! Tiphaine est déjà impatienteTiphaine et ses parents arrivent au monument. Sous la tour, beaucoup de monde attend en file indienne.
- Qui sont tous ces gens, Maman ?
- Des touristes …. Comme nous.
- C’est quoi des touristes ?
- Eh bien, ce sont des personnes, d’autres régions ou d’autres pays qui viennent visiter une ville comme Paris.
- Et ils attendent, quoi ?
- De pouvoir prendre l’ascenseur pour grimper tout en haut de la Tour Eiffel …Tu vois, aux 4 coins de ce grand carré, ce sont les 4 pieds de la tour.
- Les pieds ! Mais ils sont grands comme une maison !
- Et maintenant, lève la tête.
- Je ne vois rien … à part cette sorte de chapeau sombre et immense qui recouvre les 4 piliers.
- Recule, lui conseille Maman.
Tiphaine fait un pas en arrière.
- Encore …. Encore…Encore…Encore…
Enfin la tour toute entière lui apparaît, jusqu’à la pointe.
- Oh là là ! Elle est si grande ! Si haute ! Elle touche le ciel, Maman ! Et si un nuage s’approche trop, elle va être toute mouillée !
Soudain, son attention est perturbée par un bruit derrière elle. C’est Raphaël, un petit garçon, assis par terre qui lance des cailloux. Ils se jettent un regard.
Sans aucune timidité, la petite fille s’avance vers lui.
- Tu ne regardes pas la Tour Eiffel ?
- Pfft !
- Tu as vu comme elle est grande ? Elle a la tête dans les nuages !
- Elle est moche ! elle ressemble juste à une grue !
- Non ! Elle est belle ! Elle a l’air fière, comme un dinosaure au long cou !
Le petit garçon lève les yeux vers elle et semble intéressé par ce qu’elle raconte.
- Ecoute, hier soir, il faisait noir tout autour et elle, cette grande demoiselle de fer, elle scintillait jusque dans le ciel ! Comme si elle avait mis ses habits de fée ! C’était magique !
Aucun enthousiasme de la part de Raphaël.
- Dis ! Tu m’écoutes ?
- Regarde là-bas.
Il pointe son doigt vers la tour. Tiphaine tourne la tête et repère une petite fille, devant un des piliers de la tour. Mathilde leur fait signe de venir.
Tiphaine hésite, ses parents et sa tante contemplent le monument tout en bavardant. Ils ne prêtent pas attention à elle. Hop, elle tire Raphaël par la main, et ensemble, rejoignent la petite fille. Tiphaine : Plus elle est entourée d’enfants, plus elle est heureuse !
- Venez avec moi, je vais vous montrer quelque chose là-haut.
- Il y a quoi en haut ? demande Tiphaine.
- Chut ! Vous verrez bien.
Raphaël se campe sur ses pieds, croise les bras et prend un air fâché.
- Une malle … une malle remplie de vêtements de l’époque où ils ont construit le Tour Eiffel ! On va pouvoir se déguiser ! leur annonce Mathilde.
- De qui tu tiens ça ?
- C’est mon grand frère.
- Et il est où ?
- Euh … il est reparti jouer avec ses copains … et moi, je n’ai pas trop envie de monter là-haut toute seule … Alors, vous venez ?
Raphaël et Tiphaine s’interrogent du regard, mais l’idée de s’amuser avec des habits d’une autre époque les réjouit.
- Par où on y va ? demande Raphaël.
- Je connais un raccourci pour grimper là-haut, explique Mathilde.
Ils se faufilent dans la longue file d’attente pour monter Ils regardent par terre en essayant d’oublier qu’ils font une grosse bêtise ! Avec ruse, Mathilde les emmène jusqu’à l’ascenseur et leur chuchote de se taire pendant le trajet. Surtout, ne pas se faire remarquer.
Ils parviennent sans encombre au sommet, mais leur cœur bat plus vite que d’ordinaire.
Chacun part dans une direction différente. Tout en vérifiant partout, dans coin et recoin, Tiphaine espère que c’est elle qui découvrira le coffre la première. Elle choisira la robe avec le tissu le plus doux et le plus lumineux. Elle glissera ses pieds fins dans des chaussures assorties, décorés de brillants. Elle sera la princesse la plus jolie.
Raphaël, lui rêve de porter le costume de Monsieur Eiffel. Il prendra un air important et réfléchira à la construction de l’édifice. Il bâtira d’autres tours dans le monde entier !.
Quant à Mathilde, elle cherchera les colliers dorés, ceux qui brillent le plus, les bracelets les plus lourds. En marchant, elle écoutera leur cliquetis.
- Je n’ai rien trouvé ! crie Raphaël.
- Moi non plus répond Tiphaine.
- Moi non plus, chuchote Mathilde.
- Dis donc, Je crois bien que ton frère t’a fait une blague
Les trois enfants sont très déçus. Mathilde se sent un peu honteuse de les avoir amenés ici, pour rien.
- Venez voir, venez voir ! s’écrie Tiphaine.
A force de garder les yeux rivés au sol pour chercher la malle, aucun des enfants n’a pensé à observer à travers les croisillons de la tour. Elle vient de découvrir le paysage que lui offre la hauteur.
- Comme c’est beau ! On domine tout Paris et même au-delà !
Raphaël s’approche et reste bouche bée.
- On dirait des jouets tellement tout est minuscule d’ici ! Regarde, je tends la main, je prends quelques voitures et je les déplace où je veux. Quel magnifique circuit de voiture !
- Moi, je repeints toutes ces maisons un peu tristounettes, en rouge, jaune ou bleu ! Et tous les monuments en dorés avec des pierres précieuses pour qu’ils brillent la nuit !
Tiphaine est en admiration devant ce panorama époustouflant du haut de la Tour eiffel. Mathilde, elle, n’a pas l’air intéressée. Elle reste en recul.
- Viens Mathilde ! propose Tiphaine, toujours enthousiaste.
- Oh, ce grand zoo, là-bas …moi, j’ouvrirais les cages et à la place, j’y mettrais les grands frères qui se moquent de leur petite sœur …s’exclame Mathilde.
Les trois enfants rient de bon cœur ensemble
- Allez, on redescend ? S’impatiente Mathilde.
- Encore un peu, s’il te plait ! Je profite du paysage ! Je photographie tout avec mes yeux ! C’est trop beau !
Pendant la redescente, les enfants restent silencieux. Ils ont oublié leur déception de ne pas avoir déniché la caisse aux vêtements. Ils rêvent encore à ce trésor inattendu et impressionnant qu’ils ont pu contempler de là-haut.
- Tiphaine ! Tiphaine !
Au loin, ses parents l’appellent et courent vers elle.
- On te cherchait partout, où étais-tu ?
- Euh … (Elle jette un coup d’œil à ses deux compagnons), on jouait aux voitures, Maman.
18:20 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.10.2007
Me voilà !
Une histoire pour tous petits, la premiere !
C’est le plus beau jour de ma vie. Un Papa vient de me choisir pour rejoindre un bébé. Je commençais à m’ennuyer un peu dans cette vitrine.Dès que j’arrive dans ma nouvelle maison, Papa m’emmène dans la chambre de Bébé. Comme il est mignon ! Oh … mais je ne suis pas le 1er ! D’autres peluches sont déjà autour de Bébé ! Ils me jettent un regard mécontent. J’espère que Bébé me trouvera beau : Je suis un gentil chien avec de longues oreilles tombantes et de petits yeux noirs très tendres. Grâce à ma peau de velours, je pourrai lui faire els plus gros câlins du monde ! Je serai tellement doux que c’est Moi, qui vais devenir son Doudou ! Papa m’installe dans le berceau. Bébé est encore petit. Le plus important pour lui, c’est de découvrir ce qui l’entoure, et de se sentir aimé par Maman et Papa.
Il dort beaucoup ! Cela me donne le temps d’apprendre à le connaître. Je l’observe, il est si mignon, plongé dans ses rêves paisibles.
Souvent quand il se réveille, il pleure. C’est qu’il ne parle pas encore, alors Papa et Maman doivent deviner ce dont il a besoin.
- Pourquoi Bébé pleure ?
Il pleure quand devient urgent de lui changer sa couche. Oh, c’est un moment important, pour lui parler, lui faire des caresses.
Pourquoi Bébé pleure ?
Il pleure quand il a faim. Pour l’instant, il ne boit que du lait. Si Maman lui donne le sein, c’est elle qui lui donne à manger, sinon Papa peut lui donner le biberon aussi.
C’est un grand moment de partage et de tendresse.
Pourquoi Bébé pleure ?
Il pleure quand on le déshabille pour lui donner le bain. C’est qu’il fait froid tout nu, Brrr ! Mais, tu vois, dès que son corps baigne dans l’eau tiède, il se calme et il est tout content. Il aime cette douce chaleur, le contact de l’eau. Il peut jouer à éclabousser Maman.
Entre 2 biberons, c’est la promenade.
J’ai de la chance, Papa a eut l’idée de me placer dans le landau !
Peu à peu, Bébé découvre son quartier, de nouvelles choses à regarder, de nouvelles odeurs. Il adore ça !
- Et moi alors ? Il me regarde à peine. Je ne peux pas encore lui faire de gros câlins ni le consoler de ses peines. Je dois attendre qu’il grandisse pour qu’il s’intéresse à moi.
Mais, je l’aime déjà tant ce Bébé !
20:30 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.10.2007
Enquête de Pic-Pic
Encore un texte inspiré par une illustration trouvée sur la maison du Croqmithène où vous verrez de nombreux beaux dessins. L'illustration qui suit est de MAX, malheureusement, son blog ne fonctionne plus, pour l'instant.
PicPic trottine à la recherche de graines. Ce n’est pas encore le printemps et pourtant, il fait beau aujourd’hui. Il trouve par ci par là, de quoi se nourrir. Il picore tout en avançant quand tout à coup :- Aie !!
Il vient de se cogner à une boule toute piquante.
- Mais c’est quoi ce truc tout piquant, s’écrie-t-il ?
Il se recule, et observe cette chose toute ronde et hérissée de pics. Peu à peu la boule s’étire et une petite tête sort.
- Il faut regarder devant soi quand on marche, cela évite bien des soucis, Monsieur. Hum !
- Mais … mais tu es un hérisson !
Kampi le hérisson hausse les épaules. PicPic fonce les sourcils et lui dit :
- Mais …mais tu ne devrais pas être dehors !
Kampi n’est pas très content de cette réflexion.
- Non, mais, pour qui tu te prends … espèce …. De poussin raté !
- Tu … tu te moques de ma couleur …. Comme tout le monde !
Kampi qui est habituellement un compagnon doux et agréable, regrette immédiatement ses paroles.
- Pardon … Bon, si on reprenait tout à zéro, hein ?
PicPic boude quelques instants, puis :
- Bon, d’accord, je commence. Je suis PicPic, un poussin orange et en plus je ne grandis pas. Je ne deviendrai jamais un beau coq ! Je resterai toujours petit.
- Moi, je suis Kampi le hérisson. Et comme tu as pu remarquer, je ne devrais pas être dehors. J’hiberne et ce n’est pas encore le printemps.
- Ben alors, pourquoi tu ne dors plus ?
- C’est à cause de ma sœur lui répondit-il d’un air mystérieux
Kampi lui explique alors que cet hiver, sa sœur a décidé de se cacher sous un tas de bois qu’elle ne connaissait pas, malgré les mises en garde de son frère. Et malheureusement le bois a été enlevé avant la fin de l’hiver.
- Et elle s’est retrouvée sans toit, dehors, encore toute engourdie par son long sommeil !?
- Oui ! Elle s’est éloignée sans m’avertir. .. Et maintenant, je me fais du souci, elle est affaiblie par ce long sommeil, elle ne va rien trouver à manger et risque de se perdre.
- Allez, on va la chercher ensemble ta sœur. C’est quoi son prénom ?
- Rosalie.
- Et tu sais vers où elle est partie ?
- Euh … non.
- Bon, bon, réfléchissons.
PicPic tourne sur lui-même, il se concentre. Il arrête son manège, il a une idée. Il ramasse quatre longues brindilles. Il les pose devant lui. Il en prend une qu’il allonge dans le sens où ils vont commencer leur recherche.
- Voilà, comme ça, quand on reviendra, on saura vers où nous diriger.
Kampi est admiratif devant tant de bon sens.
Les deux compères s’en vont.
Au bout de quelques minutes de marche, Kampi s’exclame :
- Non, ce n’est pas possible qu’elle soit partie par là. Il n’y a pas d’arbres, pas d’ombre. Non, non.
Ils rebroussent chemin jusqu’aux brindilles ; Ils en allongent une deuxième et prennent un nouveau sentier.
Ils repartent. Ils marchent lentement. ....................
12:30 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.10.2007
Histoire de Sorcière
Comme souvent, mon inspiration démarre sur une illustration. Celle là est de Barbouille & Pinceaux . Je n'ai pas trouvé de titre pour ce texte !
Non, non ce n’est pas juste ! Je voulais aller avec elles ! Et je dois rester là, toute seule à remuer son espèce de soupe ! Mais, chut ! Ne lui répétez pas que j’ai dit « soupe », elle serait très en colère ! Je dois surveiller sa potion.Chaque été, ma grand-mère Rosina garde toutes ses petites filles. Elle veut faire notre éducation de sorcière. Toute l’année, je vis tout a fait normalement et quand l’été arrive, je sais que je vais passer 2 mois différents.
Tout d’abord, Rosina … attention, ne pas prononcer le mot de Mamie, elle déteste, elle affirme qu’elle est restée très jeune grâce à ses secrets ; Sauf, que moi, je trouve qu’elle ressemble à une grand-mère.Ses longs cheveux frisés sont gris, …, sauf quand elle décide de les teindre, mais ses couleurs ne tiennent jamais sur ses cheveux ! Les anciennes couleurs ressurgissent, ce qui lui fait une chevelure bariolée !
Rosina habite au milieu de la forêt et personne ne connaît vraiment le chemin. Lorsqu’on va chez elle, Innoce, le nain vient nous chercher en carriole, menée par deux ânes. Ils partent au petit trot, s’enfoncent de plus en plus dans la forêt. Je reconnais le champignon géant sur la droite. Je veux rester très attentive, mais à chaque fois c’est la même chose, on s’assoupit ; Et quand on ouvre les yeux, la calèche est arrêtée et Innoce descend nos bagages ; Il nous sourit. Je ne l’ai jamais entendu prononcer une parole, pourtant je suis sûr qu’il n’est pas muet. Ce doit être encore un coup de ma grand-mère pour qu’il ne nous révèle pas ses secrets !
On entre dans la maison, par une toute petite porte creusée dans le tronc d’un arbre, un très bel arbre, aux branches épaisses et tortueuses. Vue de l’extérieur, on imagine que l’habitation va être minuscule. Pas du tout ! Il y a au contraire un grand nombre de pièces dont certaines sont interdites, et plusieurs escaliers en colimaçon.
Ma grand-mère a plus d’un tour dans son sac !
Mais je ne vous ai pas parlé de mes cousines !
Tout d’abord, il faut que je vous dise, nous sommes toutes les quatre nées la même année, le même mois, chacune à un jour d’intervalle.
Margarita : C’est la plus âgée, la plus grande. Elle est maigre, mange très peu. Avec ses cheveux bruns coupés très court, elle ressemble un peu à un garçon. En plus, elle croit tout savoir ! Parfois elle m’énerve et je la rendrais bien muette, si je savais faire …
Vient ensuite Electrica. Physiquement, elle n’a aucune particularité. Par contre, elle bouge tout le temps. Elle adore grimper aux arbres, courir, nager. Elle est très gentille avec Grand-mère car elle voudrait qu’elle lui concocte une potion pour lui faire gagner ses compétitions de natation.
La troisième, c’est Fleur. C’est la plus douce et la plus calme. Elle lit des tas de bouquins sur les plantes, aide Grand-mère à la cueillette des végétaux pour la fabrication de ses breuvages. Elle a hâte de grandir pour devenir une vraie sorcière. Ses jolis cheveux blonds tout raides, ses yeux noisette presque jaunes les jours de soleil, augmentent son air candide.
Et puis, il y a moi, Lilou. Mes cheveux sont roux, très longs, la plupart de temps attachés dans une natte et plaisent beaucoup à Grand-mère. Chaque jour, au moins une fois, elle passe ses mains dans les cheveux, devient romantique quelques secondes pour affirmer que cette chevelure provient de mon grand-père, que je n’ai pas connu. Moi, je ne veux pas devenir une sorcière, je rêve d’être une fée ! Une jolie fée avec une belle robe bleu ciel et surtout avec une baguette magique dorée. Un baguette magique pour rendre aux enfants malheureux le sourire qu’ils ont perdus, pour faire pousser les fleurs très haut, pour que ce soit toujours le printemps, jamais l’hiver où les arbres sont tous nus et tristes, et moi j’ai froid.
Mais je serais une fée discrète, je ne porterais ma jolie robe que la nuit quand les autres dorment et le matin, je redeviendrais comme mes camarades de classe ; et je pourrais jouer avec elle sans craindre que mes pouvoirs ne se réveillent et sèment la zizanie.
Car être différente, c’est être seule.
La semaine dernière, dans la cour, à la récréation, je jouais au ballon avec des copines. Je n’avais jamais le ballon. Peu à peu, je sentais la colère monter en moi et tout à coup, sans le vouloir, le ballon est venu à mes pieds alors qu’une autre allait l’attraper ! Après quelques secondes de stupeur, elles se sont toutes mises contre moi et n’ont plus voulu jouer avec moi !
L’été chez Grand-mère c’est la maîtrise de mes pouvoirs que je viens apprendre pour ne pas devenir une sorcière malgré moi.
Mes cousines, elles, ne pensent qu’à apprendre des tours à faire ! Par exemple, à sa dernière compétition de natation, Electrica a gagné,…, la concurrente juste devant elle a bu la tasse tout d’un coup, à quelques mètres de l’arrivée … ce n’est pas juste.
Ce matin, Fleur a ramassé de nombreuses plantes pour grand-mère. Elle, tuait un serpent et un crapaud. Brrr !!! Elle a prononcé quelques paroles magiques, encore incompréhensibles pour nous puis nous a autorisées à jeter tous le$ ingrédients dans le chaudron. Et on a commencé à remuer. Toutes ensemble, on riait bien ! Bien sur on a questionné Grand-mère sur l’usage de ce breuvage mais elle a refusé de nous dévoiler son secret.
Au dîner, elle nous a annoncé qu’elle devait rendre visite à un sorcier voisin mais que l’une d’entre nous devrait rester pour remuer et surveiller sa soupe.
Alors, avec son air malicieux, elle a sorti des pièces de monnaie, enfin, des objets qui ressemblaient à des pièces de monnaie. Dès qu’on a eut la notre dans la main, notre visage est apparu sur une face, comme un miroir. Nous devions chacune lancer notre pièce et celles qui tombaient coté face – là où on voyait le visage - désignaient celles qui iraient avec Rosina. Et au premier jet, une seule pièce est tombée coté pile … la mienne ! J’ai donc été désignée pour la corvée !
Je la connais ma grand-mère, je suis sûre qu’elle a tout fait pour que le choix puisse être pris en un seul tour.
Me voilà donc, tout seule, dans la nuit, à surveiller ce chaudron alors que mes cousines s’amusent !
........
11:00 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Mon Papa, il est super !
Au moment du Projet 3, j'avais choisi une illustration de Bidouille, j'ai commencé à écrire un texte . Malheureusement j'ai interprété ce dessin à l'oposé de ce qu'avait voulu dire l'illustratrice. Nous n'avons pas travaillé ensemble. Malgré tout, j'ai terminé mon histoire . Je vous montre le dessin et le texte .
Mon Papa, il est super !D’abord, mon Papa, il est drôlement beau. Il a des yeux et des cheveux tout noirs, comme ma panthère, et un nez tout pointu, comme mon renard.
Et puis, mon Papa, il m’aime, il me gronde très peu et il m’emmène tout le temps avec lui.
Mon Papa, il adore les voitures. Souvent, il participe à des courses et maintenant que je suis grande, je peux l’accompagner.
Plusieurs semaines avant, il prépare son bolide avec beaucoup de soin. Maman n’est pas très contente qu’il passe tant de temps dans son garage, mais moi, j’aime bien rester avec lui. Je suis attentive à tout ce qu’il fait, je l’aide bien, je lui passe les outils qui ont tous un nom, mais je ne les reconnais pas encore tous, moi !
Il ouvre le ventre de l’auto, c’est là où se trouve le moteur. Papa m’a expliqué que sans moteur, on n’avance pas. Il enlève des pièces, les répare, puis les remet en place. Il vérifie les pneus aussi, c’est un peu comme nos chaussures à nous. Après, il a les ongles tous sales. Maman le gronde gentiment.
Dans le garage, Papa a installé des tas d’étagères pour ses outils et aussi des boites transparentes avec des étiquettes, remplies de morceaux de ses anciennes voitures et d’autres trucs. Il dit qu’un jour, ça servira.
Comme je suis sa Princesse, il a repeint sa voiture avec mes couleurs préférées : le rose et le mauve. Le jour de la course, j’ai mis mon beau pull de la même couleur que la voiture et même mon Lapinou, rose pâle était assorti ! Il est super mon, Papa !
J’étais drôlement contente pendant la course dans notre belle voiture, derrière Papa. Je criais de joie « Mon Papa, il est super ! ». Le vent faisait voler le drapeau et mes nattes. J’étais heureuse et drôlement fière de mon Papa !
Quand on a franchit la ligne d’arrivée, tout le monde nous applaudissait, quelle fête !
Cette fois-ci on n’a pas gagné la course, mais Papa m’a promis que la prochaine fois, je pourrai revenir avec lui !
Mon papa, il est super !
07:10 Publié dans Histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



